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LPR PISCINE DU RHONE AGAIN REVIEW
Un an que je n’étais pas revenu à Lyon. La dernière fois que je suis venu, c’était pour ce même événement : La All Day Long dans le cadre du festival des Nuits Sonores de Lyon.
Mais au lieu de l’équipe de la Body & Soul, voici un conglomérat venu tout droit d’Angleterre, voyez plutôt :
Gilles Peterson, Phil Asher, Ashley Beedle et The BPM.
La LPRtomobile, partie en ce jeudi matin férié, arrive 4 heures plus tard dans le centre de la cité de Lyonnaise.
En traversant le pont de l’Université, j’entends et ressens les énormes basses venant de la piscine du Rhône toute proche, sous une abominable chaleur.
Me voilà devant l’entrée et on me demande, une fois de plus, de jeter une bouteille de boisson toute neuve. Je ne faisais pourtant, que tendre mon billet pour rentrer dans la piscine. J’ai vraiment du mal avec la politique d’obliger les gens à consommer dans l’endroit, même si je comprends qu’il y a une partie des frais qui sont remboursés grâce à cela. Je n’accepte pas l’imposition d’un seul choix unique. Du coup, cela sera gateaux et eau du robinet toute l’après midi pour tenir.
Je reprends mes marques dans cette piscine que j’avais cotôyé un an auparavant pour la Body & Soul. Une draperie blanche distendue, accrochée au plafond, coure le long de la pièce faisant office d’accueil et de vente de boissons.
J’arrive enfin sur la terrasse, l’endroit où se trouve le spectacle, avec son plateau de Dj’s qui s’affairent déjà pour créer de la vibe, devant peu de monde.
C’est reggae/ragga, voir dub à mon arrivée. Un Mc toaste de son flow rapide ou lent, en suivant la vibe de la musique diffusée.
Je reconnais les dj’s que j’ai trop souvent vu dans les journaux, magazines ou dans des reportages spécialisés. Gilles Peterson a un air élégant avec sa petite veste argentée et sa coupe de cheveux très proprette malgré la chaleur. Phil Asher est reconnaissable par un tee-shirt jaune pronant son amour pour New York et sa barbe de quelques jours. Ashley Beedle, quand à lui, arbore une paire de lunettes de soleil et un béret à la Louie Vega’s classic style!
Je ne connais pas The BPM, alors que deux personnes d’ébènes se présentent sur la scène. L’un est le Mc à casquette et l’autre ne pouvait qu’être The BPM.
Cette assemblée musicale nous sert, spectateurs, aficionados ou tout simplement audiophiles de tout âge, une musicalité diversifiée remplit de bons grooves. Que cela soit du dubstep, du ragga, du dub, du disco ou de la soul.
Je n’oublie pas, comme toujours, de faire un tour d’horizon aux visages qui me sont connus : Something Magic, la bande à Jibi Martinez et Mr JP ou les deux Jerk House Connection, Therry et Dj Boul.
L’ambiance s’amplifie, au fur et à mesure de l’arrivée de nouvelles personnes, dans ce lieu joli et parfait, pour du clubbing d’après-midi.
Les gens y dansent, prennent un verre, discutent ou y font connaissance, prennent des bains de soleil…..(il faut aimer…).
Les percussions de la House débarquent et la foule s’aménuise devant la scène. Un “One dream” bien placé de Louie Vega et sa femme Anané entrainent les gens à siffler et à danser. Et lorsque Ashley Beedle reprend les platines, ce n’est que pour mieux nous faire suer à coups de grooves Funky à la Funkadelic. Gilles en retire sa veste tellement il y faisait chaud d’un seul coup.
Il faut dire que ce grand rassemblement consiste plus en un ping pong géant qu’à un véritable set de 2 heures de chaque Dj.
C’en est une force, je trouve, ce mélange et ce dynamisme des personnages et de leurs cultures musicales propres, qu’ils partagent avec le public.
Un exemple est celui où Ashley tente de partir sur de la House 4 temps et dancefloor, grâce à l’inusable “Deep Inside” en version remix.
Phil reprend derrière pour balancer, après ce Hardrive tenu et retenu jusqu’a créer l’impatience des danseurs, le classique transgenre “Altered States” de Ron Trent. Et pendant celui ci, il rajoute un extrait d’un Stevie Wonder, une espèce d’entracte pour montrer l’étendue de sa culture.
Tout en vivant ce moment musical, je me fais de nouvelles connaissances en rencontrant Luka, l’acolyte des Wumm chez V mix. Il me présente à des personnalités hautes en couleurs et riches en connaissances musicales.
D’un autre côté, je suis tiraillé par une petite bande enthousiaste de jeunes gens qui organisent, à intervalle non régulier, une battle.
Et c’est ainsi, que je vis et ressens ma première battle en House dance. Certes, c’est en simple amateur, que j’enchaîne quelques pas, au côté de Something Magic et d’autres danseurs talentueux. C’est un grand moment de partage lorsque le cercle se forme et que les concours de danse s’improvise.
Gilles Peterson annonce, lui même, une petite surprise, en invitant le tout jeune Ramadan Man, non crédité à cet évenement du All Day long 2009.
On aurait dit un Anglais (pourtant j’ai crû l’entendre parler en Français en apparté par la suite) qui ramene toute la culture du moment, de là bas : le Dubstep. D’ailleurs, il est l’un des Dj’s emblématique de ce mouvement sur l’île de Shakespeare.
Ce style a l’air d’être un phénomène un peu foutraque à comparer du 2step ou autre speed garage.
Basse monumentale sur fond de dub accéléré en breakbeat speedé ou en 4temps hypnotisant, voilà ce que serait le Dubstep, d’après ce que j’aurais aperçu dans mes oreilles.
Il y a vraiment beaucoup de monde maintenant, au point qu’il est parfois difficile de circuler sur la terrasse baignée dans l’ombre.
Des petits groupes deci delà navigue un petit peu partout. Les bières se vident à la vitesse de l’éxécution de la danse des gens. Mais le public n’a pas l’air très connaisseur ou du moins, pas autant que lors de la Body and Soul. En plus, ils viennent surtout pour Gilles Peterson uniquement. Pourtant, Ashley Beedle a été responsable d’usines a hits, rien qu’avec son projet X-Press 2, et Phil Asher, le précurseur en Deep house et Broken beat anglais.
Musicalement, c’est diversifié et surtout surprenant de voir Gilles joué parfois des morceaux club, presque trop club pour lui. Il y avait un peu moins la touche “noire” que je lui connais dans ses émissions “Worlwide” diffusé sur Nova.
Par contre, je ne savais pas qu’il maîtrisait terriblement bien la langue Française. On a tout de même droit à un passage salsa, sur lequel certains ont une terrible envie de danser.
Peu avant 23heures, je sors de ce cadre estivale pour partir vers l’extérieur de la cité Lyonnaise. Au programme, quelques heures de route qui m’attendent, dans un décor magique et particulier. Des éclairs tombent toutes les deux minutes illuminant le ciel, tel un feu d’artifice sur une toile noire pendant quelques heures.
LPR qui a passé un moment éclectique sur un fond de rhône sans la côte, tout en clubbant en pleine journée.
Soulful Meeting 2009@La Vague-Six Fours 14-15-16/08/09 »« Together avec Yohan Esprada, LPR & Seb de Rouen @ Le Plazza – Le Havre 21/02/2009