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LPR TOGETHER IN THE HAVRE CITY REVIEW
Une soirée était annoncée pour ce samedi 29 Novembre 2008 :
Yohan Esprada invite dans son antre, Logan du collectif électronique Rennais Dataspirit et initialement prévu Seb de Rouen pour cette soirée baptisée subtilement Together.
Le concept est de rassembler trois dj’s d’horizons différents pour une soirée commune. LPR remplace au pied levé Seb de Rouen qui ne peut pas venir.
Après un petit coucou à l’équipe Soulheat dans le monde de Mickey, me voici parti à la découverte de la cité du Havre.
A 30 kilomètres avant l’arrivée de ma destination, je vois les premiers prémices de ce qu’est la région :
une énorme tour est visible à plusieurs kilomètres et en son sommet, une boule de feu y est accrochée sur plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Cette flamme éclaire toute la vallée environnante tel l’oeil de Sauron (dixit “Le seigneur des anneaux”).
Mon voyage se termine lorsque le panneau “Le Havre” s’offre à mes yeux. Tandis qu’a main gauche, s’enfile un dédale de cheminées, de lumières, de scintillements proches et lointains, avec on le devine, des containers pleins de marchandises. Pas de doute, je suis au fameux port du Havre, connu pour les arrivées de marchandises du monde entier.
Cependant ce qui m’intéresse, c’est le centre ville du Havre, avec son boulevard de Strasbourg près de l’Hôtel de ville. Et en son numéro 59, se trouve Le Plazza, perpendiculairement au boulevard, ma destination finale. Et en plus, j’y arrive sans les moyens de communication moderne, une bonne carte et puis c’est tout.
23 heures, j’effectue mon entrée dans le club en appuyant sur une sonnette. Un homme m’ouvre la porte et l’instant d’après, je passe un énorme rideau rougeâtre typiquement théâtrale. Je pose mes pieds sur ce qui deviendra quelques minutes plus tard, le dancefloor du Plazza.
Je retrouve l’initiateur de la soirée, Yohan Esprada, en train de démêler et de s’emmêler avec son fabuleux engin technolo-illogico moderne, qu’est ce “fameux” Serato. Logan et sa bande du Datasprit au complet, s’en amusent dans un premier temps, avant d’essayer d’aider le pauvre dj du Havre.
Pendant ce temps, des discussions s’activent avec le collectif Rennais, le tenancier du club et son personnel. Je comble le temps à attendre pour toucher les platines puisque je suis censé être le premier à mixer.
Et pour écrire une review des plus complètes, je parcoure dans un premier temps ce nouveau lieu à mes yeux qui sera écrit en écriture binaire informatique par la suite.
Le Plazza est situé sur un grand boulevard. A l’entrée, une double porte massive surmontés d’une enseigne sur fond orangeâtre accueillent les clients. On peut y lire “LE PLAZZA” en lettres capitales et incurvés façon inca, ce qui donne l’ambiance à venir.
La suite étant visible juste après ce rideau massif. Il y a tout ce dont on a besoin dans un club : une piste de danse ovalisée, un bar en forme de L et en son bout, les platines.
Et de chaque coté de l’ovalisation de la piste, des fauteuils, canapés et tables sont éparpillés dans les recoins, créant des espaces de détente et de convivialité.
Mais un intérêt visuel se révèle être sur les murs et au dessus des têtes. Un décor de la civilisation lointaine des Incas y est planté avec des sculptures ou des décors renvoyant à l’époque de cette civilisation disparue.
Au dessus des têtes est planté un véritable florilège de plantes et de filets d’armées, créant ainsi une atmosphère de confinement et de protection tel un camouflage. On retrouve cela jusqu’aux toilettes, éclairés par une lumière dite “noire”. Des lianes et autres plantes sont suspendus tandis que des peintures ornent les murs. L’immersion dans cette forêt virtuelle est totale lorsque des bruits de la jungle sont diffusés alors que l’on se soulage dans les urinoirs.
Maintenant que le tour du propriétaire est effectué, retournons à la soirée “Ensemble”.
Yohan me laisse la place après s’être battu comme un diable avec sa machine, sans succès. Je commence à enchaîner quelques disques en essayant de faire chauffer la piste.
Un début deep, puis un passage par le garage avec un son plus poussé, je commence à comprendre l’intérêt et le plaisir qu’un Dj peut avoir à mener sa piste. Je ne me prive de rien et me fait plaisir avec “I can’t get no sleep” en classique, “stuck” ou VMC “to the rock” tout en plaçant quelques disques des copains que j’aime particulièrement (ils se reconnaitront)!
J’étais timide avec le son au début du set. Et Yohan m’a mit en confiance et m’a fait monter le son encore et encore plus fort. Il ressentait de bonnes vibrations l’envahir (c’est vrai je n’aime pas écouter trop fort, cela abime les oreilles….Sachez le) lorsque ces morceaux ont été diffusés.
Mais il est temps pour moi de laisser place à Yohan Esprada. Le passage de relai s’effectue avec ce dernier disque Bjork “Alarm call” remixé par Thomas Banglater, que j’affectionne tout particulièrement.
Cependant, je ne comprends pas tout de suite la construction du set de Yohan à 2 heures au matin.
Il m’expliquera plus tard, qu’au Havre entre 2 et 3 heures, il faut taper. Les gens se fatiguent ou s’ennuient. Il faut les tenir sur le dancefloor avec un son actuel et pas spécialement underground.
Le Sieur Esprada consacre cette heure à un set aux sonorités clairement club. Il y met tout son savoir en y mêlant des sons actuels électroniques, avec des choses différentes comme un india et Tito Puente “Oye como va” (dans une version que je ne connaissais pas) ou encore un “San salvadore” moins disco que je pouvais le connaitre. Il tourne avec son serato, toujours amputée d’une platine mais avec sa fameuse technique de mix dit « claquette”.
Un peu plus d’une heure à faire danser les gens, le producteur et dj, Logan, du collectif Breton Dataspirit remplace au pied levé le résident et initiateur des soirées Together Yohan Esprada. Il nous concocte un mix des plus percutants, basé sur des morceaux quasi inconnus, dans un style progressif et tech House pour une bonne moitié.
Il y fait quelques détours technoides avec entres autres Green velvet “Lala land”ou un remix de Silicone soul pour Royskopp du “Poor leno” (que je ne connaissais pas dans cette version).
J’ai aimé de bout en bout son mix même avec le recul et la période de fatigue montante. Logan effectue des enchainements en toute fluidité et en continuité sur ce style. C’est la grande différence avec la Deep House ou le garage. Les longs mixes, où les deux morceaux s’entremêlent à la limite d’en créer un troisième, sont la spécialité du Rennais.
C’est très intéressant de ressentir l’ambiance en tant que dj, de voir des clubbers suivrent encore la cadence sur des choses qui pourraient en rebuter plus d’un par une critique, “trop spécialisés!!!!”
Logan place pour finir un Sharon Philipps “Touch me” (référence que je ne connaissais pas, mais à l’écoute je reconnaissais), et un bootleg de “come into my room” (avec la voix de Tracey thorn d’Everything but the girl).
Vers 4h30, Yohan me propose de cloturer la soirée en reprenant une dernière fois les platines. Le patron du club m’indique qu’il aimerait bien que je lui remette de l’ambiance comme au départ de la soirée tout en terminant en douceur. Je termine la partie house avec Jamiroquai remixé par Morales pour « Space Cowboy ».
Je fini tout doucement avec quelque chose que j’aime, c’est à dire une sélection (comme dans mes émissions ou dans ces fameuses LPR soulful selections). Etant ouvert musicalement, je commence assez jazzy “Sure thing” de Saint Germain puis un peu de soul avec un Martin Solveig de la bonne époque de son premier album. “Big stone lake” d’Underground Resistance est une ôde à la rêverie, emporté par un puissant saxophone avant de terminer sur une voix et un piano géré par un Logan dans l’exercice du remix.
La soirée s’achève, des applaudissements se font entendre pour remercier tout le monde encore présent, y compris l’initiateur de cette “Together” Yohan Esprada et le patron du club “Pascal”, sans qui rien ne serait arriver.
J’apprécie particulièrement ce dernier. Il a ouvert le lieu qu’il souhaitait, le dirige avec une optique particulièrement appréciable pour ma part :
« Fuck la crise ».
Il est simple, gère son affaire sans en étant outrancier avec comme ligne directrice se faire plaisir et faire plaisir.
Pour reprendre son optique, c’est mettre de l’ambiance avec le but de se faire plaisir sans un impératif de mode.Si par exemple quelqu’un réclame le dernier titre branché sans qualité, il lui fait comprendre que cela ne sera pas diffusé et que s’il n’est pas satisfait, il y a d’autres bars et clubs pour son plaisir.
Grâce à cela, des possibilités sont données aux passionnés et acteurs de la scène alternatives pour continuer à tenir tête face au star système. Un système bien trop souvent englué dans le conformisme politique et surtout attiré par la courses aux billets de banques.
Je dédie un grand merci pour ce genre de personnalités hautes en couleurs, défenseurs de la résistance au pouvoir de masse.
Il est 6 heures, Le Havre commence à se réveiller. C’est à ce moment là, qu’une séparation d’avec ma troupe de passionnés s’effectue après la séance de la classique photo de groupe.
La LPR tomobile chauffe et me voilà en route vers la région Parisienne qui allait s’habiller de son manteau blanc.
LPR qui a passé une excellente soirée à mixer, danser, bavarder, partager, et découvrir dans la ville du Havre sur une musique répétitive mais aux bonnes vibrations.
Soulheaven avec Lil Louis & Dj Matt @ Djoon – Paris 29/11/2008 »« (1986-1995) A Decade Of House Music : Little Louie Vega @ Djoon – Paris 21/11/2008




LPR IN THE REVIEW STYLE
En ce vendredi 21 Novembre, une idée et un concept m’attira dans un lieu que je n’avais cotoyé depuis fort longtemps.
La House music est née officielement en 1986. Alors une soirée dédiée à la House des années 1986 à 1995, les 10 ans de l’âge d’or de cette musique ne peut que m’enchante. Surtout lorsqu’elle orchestrée par Louie Vega, l’un des dj’s et producteurs les plus prolifiques durant cette période et cela depuis plus de 20 ans.
C’est dans ce contexte que je retrouve le Djoon Club, toujours situé au pied du métro aérien, avec une petite évolution extérieure. Une jolie terrasse de bois est posée sur sa gauche tandis qu’elle se transforme en file d’attente sur le côté droit, bordée de petites plantes.
J’arrive à 0h15, suivant scrupuleusement la consigne pour passer une bonne soirée : arriver tôt. Cela ne m’a pas empêché de voir une file d’attente impressionnante en passant devant en LPRtomobile.
C’est la soirée carte blanche à Louie Vega, il y jouera seul toute la nuit. C’est pour cela qu’il y a donc du monde dès le début de soirée dans l’attente et même à l’intérieur d’après ce que je vois derrière la baie vitrée sur le côté.
La file d’attente n’avance que très lentement. Il y a une seconde file, celle pour la guestlist qui se crée alternativement à la première.
En attendant de rentrer, je retrouve des amis de sons pour discuter quelques peu. Ils m’amènent dans la file des « Privilégiés ». Les minutes passent et une bande d’Anglais s’accroche derrière moi…….un bref détail qui a son importance…..
L’instant d’après, ils m’abordent en faisant l’effort de parler en Français. Ce groupe Londonien est constitué de quatre personnes avec 2 filles et 2 garçons. Une demoiselle me demande :
“- C’est quoi le son ici?
-House et surtout House Soulful.”
Je remarque une tête minée sur la demoiselle en disant un “ok” de déception à mon ressenti. Vient ensuite un des damoiseaux qui me demande : “Is it possible to….” en me faisant le geste de manger.
Il voit que je ne le comprends pas, alors il recommence son geste. Je l’ai pourtant bien compris, mais je pensais que c’était inimaginablement suréaliste. Ces gens là veulent gober des cachets au djoon. Ils sont parti de leur Angleterre pour venir gober de la merde dans une soirée Soulful……Merde, mais qu’est ce qu’ils ont cru ces gens là?????
Par la suite, d’après leurs mots, ils ont compris que ce club est un club où viennent beaucoup d’habitués. Que cela soit des gens de Cheers ou d’Universdj ou tout simplement des habitués du Djoon, ils visionnent des poignées de mains ou des bises, avec des discussions à la clé pour confirmer leurs dires.
Je commence à me sentir mal à l’aise de voir que ce genre de clientèle puisse arriver dans ce contexte, dans ce lieu, pour ce genre de soirées.
Faisant abstraction de cela, je continue à patienter, attendant comme chacun, d’avoir la possibilité de rentrer.
Et c’est sans vouloir espionner les conversations des gens, qu’une bande d’amis Français parlent devant moi du club en lui même.
“- C’est cela le Djoon?
- C’est perdu, regarde il n’y a rien autour, avec la gare de triage c’est pas terrible.
- En fait, ils ont voulu attirer les gens avec le mot Soulful, je ne vois pas ce qu’il y a de Soulful, c’est juste qu’ils ont voulu attirer les gens avec cette idée marketing je pense……”
Je pense que ces gens là, venaient pour la première fois, attirés peut être par la publicité que le Djoon fait depuis un certain temps sur “A Nous Paris” ou bien sur “Radio Nova”.
Il est possible que dans leurs idées, le mot Soulful veut dire Glamour et donc que cela soit chic et branché. Ou peut être que la publicité a fait ressortir cette idée là. En tout cas, le cadre n’accrochait pas ce groupe de personnes. Ces propos peuvent faire sourire ou pleurer c’est suivant chacun. Cependant, je pense qu’ils ne laissent pas indifférent, pour quiconque a vécu quelques soirées de références dans ce club.
Tandis que je relate ce qu’il se passe en extérieur, à l’intérieur, Louie vega tient sa soirée et son concept. De l’extérieur, on y entend du Shazz époque « Innerside », du Romanthony de 1992 avec “Let me show your love” et d’autres sons bien terrible de l’époque.
Après plus d’une heure d’attente, je rentre enfin avec un petit groupe. Dans l’attente, j’y ai fais au passage la connaissance d’Izmo avec son compatriote Deepah (déjà connu et apprécié). Mais avant de pouvoir y rentrer, j’ai vu beaucoup de personnes être mises de côté par les videurs, prétextant que le club est plein. Comment expliquer qu’il y a encore des gens qui y rentrent, sans parler de tri par les physionnomistes?
En passant la porte, je dis bonjour à l’homme à la casquette et à la petite moustache, que je n’avais pas vu depuis longtemps.
Le club est vraiment bien bondé, au point qu’il est difficile de faire ne serait-ce que quelques pas l’un devant l’autre. Aucun endroit pour la pratique d’une danse aérienne aux mouvements amples n’est en vue.
C’est pourtant dans ce contexte que je retrouve quelques passionnés sur les sonorités de Louie Vega. Il est accompagné d’un Bodhi Satva qui harrangue la foule, même si c’est d’une façon répétitive et identique.
Mais dans ce contexte, j’essaie de me mettre dans l’atmosphère qui est crée par l’artiste. Il y a déjà quelques sonorités de Chicago un peu Acid, des classics tel Jaydee et beaucoup de MAW. Normal, ils ont été dans les plus gros acteurs de la productions house dans la période 1990/1995.
Ce soir, une fois de plus, je suis témoin de choses qui paraissent invraisemblable dans ce club que j’affectionnais.
En essayant de descendre en contrebas pour fouler le parquet du dancefloor, une impression étrange s’installe au fur et à mesure du temps qui passe. La rançon du succès fulgurant du club, un énorme Dj, tout est réuni pour qu’il y ai du monde dans une soirée de qualité. Le club est par conséquent bondé quitte à ressembler à l’ambiance dans un wagon de RER aux heures de pointe en plein Paris. Et là, c’est déjà beaucoup moins plaisant.
C’est certainement parce que j’ai vécu une grande période de sortie en club que j’en suis devenu certainement exigeant.
Vega restera toujours Vega. Il a influencé nombre de gens, il est très bon techniquement en mix et sa venue en France est un vrai plaisir.
Mais je trouve qu’il est resté très classique dans sa sélection, hésitant longuement devant sa pile de cd’s, laissant quasiment le morceau défiler dans sa longueur, pour finir par choisir dans les dernières minutes un MAW, tel que le sublime NuYorican Soul “The nervous track”.
Cependant, avant la soirée, je n’aurais pas pensé qu’il serait à ce point là MAW Classics. Au fur et à mesure, le thème de la soirée semble s’éloigner de son concept d’origine. Il joue le dernier de son label, lui même avec Johnny Dangerous (si je ne dis pas de bêtises), “New York city”.
Comment pourrais je me plaindre alors que dans d’autres villes, à divers endroits de la planète, certains n’ont jamais vu des Dj’s de cette qualité là, qui offre une vraie prestation et un concentré de bonne musique qui fait du bien aux jambes et à l’âme?
Il est vrai, je suis proche d’un des endroits où il ya des soirées de qualité. Une exigeance accrue est arrivée avec un nombre de sorties nocturnes en club conséquents. Si je suis revenu au Djoon par ce concept de fêter les 10 premières années de la House, c’est parce que je m’attendais à quelque chose de différent. Que l’on mette une soirée avec un concept et que l’on s’y tienne, c’est peut être ce que souhaitais.
Alors voilà, petit Louie restera ce qu’il est, dans mon coeur et dans ma collection de disques (j’ai une bonne dose de références Masters At Work dans mes bacs à disques), mais vu toutes les conditions accumulés, je n’étais pas aussi entousiasmés qu’auparavant.
Pour autant, j’y reviendrais sûrement.
Pour finir, un peu avant 4h, je suis parti du djoon pour tout un tas de raisons exprimés en grande partie au dessus.
A ma sortie, je vois même une demoiselle qui hausse le ton dans la file d’attente (encore à cette heure-ci) car elle, elle pouvait rentrer mais pas deux de ses amis.
Une dernière phrase lancé tel un message de secours si Louie pouvait entendre :
“Mr V, Let me in”.
LPR qui a vécu une soirée dans des conditions étranges jamais vécues auapravant dans ce lieu là.
Together avec Yohan Esprada, LPR & Logan Dataspirit @ Le Plazza – Le Havre 29/11/2008 »« Let There Be House avec Tyree Cooper, Dj Deep, John Sill & Blaise @ Djoon – Paris 14/11/2008
LPR DEEP VIBES ON THE BEACH REVIEW
Samedi 8 Novembre 2008 est un jour d’un long week end pour certains, grâce à la commémoration de l’armistice de 1918, quelques jours plus tard. L’équipe du collectif Wumm, composé de Kya et de All Over, était de nouveau réunis, pour la deuxième de Deep Is Our Soul, leurs soirées mensuelles.
Et c’est dans ce lieu du café de la plage, bar musical du quartier de Bastille dans le 11 ème arrondissement de la capitale Parisienne, qu’allait se développer la soirée, avec pour invités en guest, Nono Brown et notre mascotte nationale Logan du collectif Breton Dataspirit.
Le Café de la Plage est un bar situé au numéro 59, de la rue de Charonne. Il possède une devanture jaunatre, donnant sur un petit bar de quartier. Des tables y sont disposés dans un petit espace étriqué, où un bar en bois brute sur la droite fait office de point centrale de cet espace à ce niveau.
J’ai bien parlé de niveau, car perpendiculairement à la porte d’entrée, se coulisse un escalier de pierre discret, menant à ce qui devait être anciennement une cave.
Et c’est ici que tout se passe.
Dans ce sous sol aux murs et aux grandes alcoves de pierres se trouve deux couloirs. L’un menant sur la petite piste de pierre naturelle, avec en son fond la scène. Et l’autre conduit à un bar, avec un intrus…un baby foot!
C’est dans ce contexte que la soirée commence. Mais on m’attendais pour la venue des cellules, indispensables aux platines vinyls, que Logan allait utiliser lors du set d’ouverture.
Il y a peu de monde en ce début mais il y a surtout de bonnes vibrations délivrés par Logan du collectif Dataspirit. Juste avant son mix, il m’a confiié sa vision a venir de la construction de son mix : peu de nouveautés mais des bons sons (peu importe les années, le son lorsqu’il est bon, il le reste toujours). En partant de la Deep House atmosphérique pour aller vers la House de San Francisco (que ne renierais pas Dan Ghenacia avec des labels tels que Lowdown music entre autres exemples) pour passer par des choses plus osés et underground, c’est cela le style Logan.
J’ai même le droit à un Daft Punk “Around the world” remixé par les MAW…….pfffiiiooou trop bon!
C’est au tour de Nono Brown de prendre les platines vinyls accompagnés des platines cd’s pour le ce coup. Il balance une tranche de House, entrainante et ennivrante, avec des morceaux sur lesquels il a une part de responsabilités dans la création. Grâce à cela, je découvre le personnage et son univers musical, un délice.
Quelques personnes viennent de ci de là, mais il y a une séparation entre la façon de vivre le moment de la soirée à l’étage et au sous sol. Il y a un grand monde de personnes dans le bar mais concentrés à l’étage, sans pour autant descendre écouter du bon son. Mais cet aspect de deux niveaux est intéressant pour se retirer de l’accès direct des sonorités électroniques. Bien ou mal, c’est au choix de chacun de voir, où il veut se positionnner pour vivre sa soirée.
Tout en vivant la soirée, je participe à quelques conversations. Une avec Logan et même mieux, une conversation à 3 s’installe avec un Yohan Esprada débarquant de sa Normandie, pour passer un bout de soirée en bonnes compagnies humaines et sonores.
Le live des Wumm commence vers 23h30.Le live formé de Kya et de Allover est modifié dans leurs organisations de la préparation de leurs configurations dû à l’abscence de la chanteuse Marlène. Il est lancé avec l’énergie que l’on connait du duo grâce à deux laptops en mélangeant allégrement, leurs instrumentaux en version Wumm 3.0 avec d’anciens morceau.
Cela tape bien tout en étant deep, le ton s’accélere et les sonorités électroniques s’emparent de mon corps jusqu’a en me déhancher dessus.
Après une heure de live, c’est Orel1, l’homme qui est partout, qui assure la fin de soirée.
Malheureusement, cela ne dure pas longtemps. Il a juste le temps de nous faire entrevoir ses influences House, mêlées aux racines Africaines autant que latines. Il est 2heures, le bar ferme ses portes en respectant l’arrêté préfectoral.
LPR prit dans ses spirales deep qui font du bien au corps, à l’esprit et à l’âme.
Cheers avec Karizma, Greg Gauthier & Sven Löve @ Djoon – Paris 10/11/2008 »« Cheers avec David Harness @ Djoon 18/10/08