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LPR FILTERED REVIEW
26 Mai 2007, le Djoon et les soirées The 5 Beats s’associait pour inviter le maître de la House spirituelle, Joaquin “Joe” claussell.
C’est le genre de phrasés que l’on pouvait lire sur les flyers réalisés par l’équipe de Real Tones. En effet, cette soirée promettait de bonnes vibrations promulgués par le maître de la House Spirituel, l’un des trois pilliers des mythiques soirées Body and Soul et grand agitateur des filtres des tables rotatives. Et ce soir, il est à Paris pour cette soirée annoncée en grande pompe mais toujours de qualité (la soirée a même été annoncée dans le journal gratuit distribué dans les transports en commun “A nous Paris”).
Arrivé devant l’établissement de nuit à 0h15, je fûs toujours aussi bien accueilli par Nasa’yah et ces accolytes.
La mademoiselle à l’entrée m’apposait au poignet, un joli bracelet papier où était indiqué “THE 5 BEATS avec Franck Roger et Joe claussel”. Après Louie Vega, c’était la deuxième fois que je portais ce bracelet en forme de droit d’entrée. Elle est top la communication chez Real Tones!!!
Les premières discussions arrivaient auprès d’Etreange et Jenny. J’ai pu entendre l’avenir de l’association de Sweet & Deep et de ses différents projets comme Kerri Chandler au Maxim’s (j’ai d’ailleurs pris mes places en prévente pour boire du Perrier toute la nuit). Mais toujours musicalement, ils m’ont conté leurs ressentis du concert d’Incognito, qui a eu lieu quelques heures plus tôt à l’Elysée Montmartre. Marie (la fan de mes reviews) et Philippe arrivaient quelques instants plus tard. Ils sortaient également eux aussi du concert d’Incognito.
Pendant mes diverses discussions avec mes connaissances régulières(Fuki, Orel1, So Deep) et des bonjours en chassés croisés (Amnaye, Matt, Bikette, Jean Mark), Franck Roger s’occupait du Dancefloor. Il commençait à se remplir avec divers grooves tantôt deep underground,vocal, garage ou même parfois avec de l’afro, cher à son succeseur connu sous le nom de Joe!
Je ne connaissais quasiment rien de sa playlist mais il naviguait dans diverses sphères de la House music dans le seul but de faire danser les gens. Je m’y mettais également en compagnie des House dancers où je retrouvais l’ami Something Magic. Je steppais sur la mezzanine en essayant de faire mon cercle (comme me l’a conseillé Something Magic). Mais c’est assez désagréable de danser, au mileu de gens qui se tiennent debout comme des piquets ou qui passent sans cesse en te bousculant.
Alors je me déplaçais jusqu’a me rapprocher plus près du Dj Booth et d’Orel1. Ce dernier me racontait quelques anecdotes tout en me montrant au loin, le claussell avec son bandana blanc vissé sur la tête, à la manière d’un pirate à la Jack Sparrow (Pirates c’est d’actualité au cinéma).
Pendant ce temps, j’écoutais le bon son bien groovy que Franck délivrait du Dj booth du Djoon. La liste du matériel à disposition s’était amélioré : toujours la CDJ 1000 et la CDJ 1000 MK2, la DJR en version 400D, deux technics M5G le tout dans un nouveau meuble, entouré par deux enceintes de retours sur pieds. Cela doit être beaucoup plus agréable pour mixer.
Je discussais, dansais (il y avait longtemps que je n’avais pas taper du pied aussi longuement)et sur la fin de set de Franck, observais les réactions du public. Et à ma nouvelle descente sur le parquet du dancefloor, Joaquin “Joe” Claussel (MONSIEUR pardon il faut dire), avait déjà les doigts flanqués sur la DJR de chez Electronique & Spectacle. Il mixait très proprement avec sa monoreillette pour faire cracher de la percussion dans les enceintes.
Après cela, il balance le « Love & Happiness(Yemaya y ochun) » des Masters At Work featuring India (ce coup-ci en original, pas comme à Vega et son propre remix). Le public a reconnu de suite les percussions et les tam tam incessant. Il a commencé à hurler sa joie instantanée en dansant et en chantant lorsque la voix d’India arrive (ce morceau à plus de 10ans et il fout toujours un putain de vibe. Les années n’effacent pas un morceau quand il est bon!).
Je ne savais pas si c’était grâce à la réaction du public, mais “Joe” s’était mit en mode FILTER sur la DJR. Il commençait à augmenter le vibe sur ce morceau, déjà bien terrible…..Coupure, cut off bass, cut off Hi, jeu sur les mediums; je crois qu’on a tous pris un cours (l’ami Orel1 et son double JORELL1 également).
Après cela, rien n’allait plus. Le maître du vibe filtrait et jouissait presque en poussant chacun de ces boutons (cela me fait penser que je cite presque les dires d’un journaliste du magazine papier Trax qui avait écrit cette expression à la sortie de la compilation Mix the vibe : Joe claussell) sur des morceaux vocaux, deep, percutant et surtout House.
Le public criait, les admirateurs restaient scotchés devant son jeu de doigts et l’attitude qui allait avec (il bouge dans tous les sens, lève la tête en direction du ciel, ferme les yeux pour ressentir encore mieux la music),les dj’s de la scène électronique étaient aussi ébahi (Dj Grégory, Matt, Dylan, Mandel Turner, Matt Samo). J’en connaissais qui avaient la larme d’émotion et des frissons sur les bras à ce moment là(ils se reconnaitront).
Chaque enchaînement annonçait un nouveau morceau, une nouvelle partie de vibe orchestré de main de maître par Claussell…jusqu’à en oublier parfois de mixer. Il a fait cela par 3 fois durant la soirée où l’américain était dans le même vibe que son public, qu’il oubliait certainement la durée des morceaux et donc par conséquent oublait de mixer.
Justement a un moment donné, j’ai surpris une conversation entre deux jeunes. L’un racontait à l’autre :
« - Tu vois, il était tellement dans le morceau, qu’il n’avait pas fait attention à la fin…. Alors, le morceau se terminait, il en prenait un autre et c’était reparti. Il en a rien à foutre (……). ”
Je ne sais si le “rien à foutre” était bien prit ou mal, mais en tout cas, il y a eu une montée de vibe au sein du Djoon quand il a joué un de ses morceaux(je ne savais ce que c’était,alors je courais vers mon informateur So Deep,expert en Joe claussell), sous pseudo ALUMNA, le morceau « Simple ». C’était une épopée de 12 minutes en version latino avec une guitare sèche pour la base, de la percussion (sinon ce n’est pas Joe) et un soli de flute traversière qui dure, qui dure, qui dure. Mais c’est jouissif (ouvertement parlant) lorsque c’est Claussel qui illumine le vibe, en plus sur un bon sound System comme celui du Djoon,avec un doigté filtrant (celui de Claussel), l’orgasme émotionel n’est plus très loin.
So Deep et les aficionados n’en pouvaient plus. Ils étaient dans un état proche de la transe, époustouflés des émotions que procuraient ce dj à la sélection impeccable. Pour ma part, il y avait même des fois où je n’arrivais plus à danser, tellement il y avait de vibe. Je n’étais plus concentré pour l’enchaînement de mes pas. Cette émotion intense m’avait prise entièrement et j’en étais perturbé. J’essayais même d’imiter pâlement avec mes mains, les exécutions de Cut off du filtre…..mais je ne m’appelle pas Joe.
Alors que je dansais, une femme blonde me tirait le tee shirt, pour mieux voir ce qui était noté. Elle me disait :
“Ooooh I Love this band……(elle chante) » These are elements of Life ». Elle avait vu mon nouveau tee shirt Elements of Life, acheté pendant la venue de Vega (ce qui ne m’empechera pas de remettre mon tee shirt UDJ, malgré la critique entendu).
J’avais pourtant tout compris, elle avait un accent anglais très compréhensible mais je n’ai pu faire qu’un signe de la main alors que je savais répondre (« Exactly very good » par exemple). Pour autant, je ne l’ai pas fais…..tant pis.
J’ai eu de très bons moments musicaux à l’écoute du set de Claussel. Par exemple avec un Glenn Lewis remixé par Dennis Ferrer ou ce Maxwell “Till the cops come Knockin’” remixé par Quentin Harris et Timmy Regisford sur Unrestricted Access. Sur la fin de son set, j’ai entendu un remix de Lisa Stanfield et un titre de folie sur la quatrième vidéo d’Orel1. On aurait dit un peu la voix de Billy Paul (certains ont dit que c’était un remix de Quentin Harris tout nouveau mais assez différent de ces formules si c’est bien lui) qu’il a même joué en doublon, pour doubler sa puissance.
Il était déjà une heure bien avancée de la soirée lorsque des applaudissements arrivaient à la fin du “Special” de Sara Devine. De là, il partait sur d’autre choses. Gràace à cela, il avait réussi à conserver les passionnés et fait fuir les pimpants, l’élite des tables entourés de “champagne”qui étaient présent pour se montrer devant les photographes.
Juste avant de partir, il était passé du tapage à du disco malgré un gros blanc de deux minutes (dû certainement à un problème de sons ou électrique).
5 heures, Paris s’éveille mais moi je souhaiterais dormir. Les yeux me piquaient à cause de la cigarette de merde mais je partais avec le sourire presque jusqu’aux oreilles, d’avoir eu ma claque (ce que je n’avais pas eu ni avec Vega,ni avec Tony,désolé. Et cette brise d’air fraîche accompagnait mes derniers instants de la nuit et les premiers à l’aurore du petit matin. “ENOOOOOORRRMMMMMEEEEE”.
LPR qui a prit la claque qu’il attendait de la part de maître Joe “FILTER” Claussel.
Underground Classics avec Kerri Chandler, Funky Chocolate, Yass, Nadir & Dj Soulmate @ Maxim’s – Paris 02/06/2007 »« All day Long avec Louie Vega @ Nuits Sonore (Transbordeur) – Lyon 17/05/2007

LPR “CHEERS OOOOOOH YEEEAAAAH” REVIEW
15 ans que Tony Humphries n’est pas venu en France….Depuis 1992……J’étais trop petit pour sortir donc je n’ai jamais vu un set du gros Tony(cela fait mafieux quand je dis cela, on dirait une séquence du “Parrain”) au sein de la capitale Française.
Pour rappel, Tony Humphries est un Dj depuis de longues années et a initié certains des grands dj’s actuels (on connaît tous, le cas du jeune Louie Vega) mais il est aussi patron du label YELLORANGE, axé sur la house vocale voir carrément garage classique.
Sur Univers Dj, Monsieur Sven “Cheers” Love avait laissé un lien sur un set promo de Tony pour la radio. Je l’ai écouté et commenté en passant un bon moment.
Mercredi 16 Mai au soir , me voici dans une petite file d’attente au devant du club. Mais cela avançait assez vite alors que j’y trouvais l’ami Orel1, tout juste arriver.
Une fois à l’intérieur, j’avais oublié l’aspect que revêtait le club lors des soirées Cheers : ballons aux plafonds et grand rideau laminé entre la séparation de la mezzanine et le dancefloor.
Les premiers bonjours s’effectuaient en entrant avec Bikette (que je n’avais jamais trop osé aborder alors que l’on s’est croisé à plus d’une soirée….cela me rappelle avec Jenny…..comme c’est bizarre ce n’est qu’avec des femmes. Serais- je réservé et intimidé par les ces dernières?), puis avec Etreange et Jenny pour enfin voir P-E et Something Magic, également de la partie. Je commençais à remuer sur les ryhtmes que balançait Jacko (non pas notre Jacques Olivier national dans la principauté Udjienne), le manager de Tony en personne et Dj (d’après mon informateur officiel Orel1).
J’avais aussi malheureusement oublié que les soirées “Cheers” réservait une super ambiance. Surtout, dès que cela partait Garage Clubby, les gens partaient eux aussi, en criant avec les mains au ciel tout en chantant…….
CHEERS…….OOOOH YEEEAAHHH
Et justement, Jacko s’emparait du Djoon et de ses danseurs, amateurs et passionnés en lançant avec conviction une house très vocale inspiré par le gospel : le GARAGE.
Je retrouvais les accolytes d’un soir (ou même de plusieurs soirs suivant certains) tel le producteur et dj, Yass (avec grand plaisir), Gerald C (qui me tapota dans le dos au milieu du Dancefloor) et NFP (tu as une bonne poigne).
Après quelques déhanchements mouvementés, je me suis assis dans un coin pour évacuer le trop plein de chaleur en si peu de temps (je ne tiens pas longtemps au contraire de Something Magic et d’autres). Je me postais près des vestiaires et de la porte des toilettes (il y a des gens violents lorsqu’ils ouvrent une porte. RIRES!).
Something Magic était en pleine disussion avec quelqu’un que j’avais déjà vu en photo, il me semble. Mais ce premier se retourne pour me voir et me dire :
“Hé c’est toi que je cherchais,voilà Dj Kostia. Il te cherchait.”
Mon tee shirt Univers Dj était au sale, je me retrouvais avec un tee shirt avec un gros canard dessus (l’équipe Américaine de Hockey sur glace Mighty Ducks de Anaheim). Normal dans ces conditions, qu’il n’ai pu me reconnaître. RIRES! Je découvrais et entrapercevais sa personne autour d’une très longue discussion. Avec des sujets aussi large que sa passion musicale, ses propres expériences (différentes des miennes) ainsi naissait sur l’instant, une vraie relation humaine et un partage d’une passion commune.
Pendant ce temps là, la passasion du pouvoir des platines s’est transmise à Monsieur Tony Humphries. Il continua un tant soit peu dans le Garage mais entama quelques dérives dans divers styles. C’est aussi pendant ces moments là que je profitais d’immortaliser ces quelques instants en prenant quelques clichés du maître et dinosaure de la scène Soulful. Il en arborait fièrement un tee shirt sérigraphié New York (le mythique NY) avec des lunettes noirs (quelle est cette mode de mettre des lunettes en pleine nuit?) et une transpiration abondante de la chaleur. Dans ce détail, s’ajoutait une étrangeté : un casque monoreillette aux couleurs et à la finition tout droit sorti de chez Playskool (Orange avec une finition plastique médiocre d’aspect). RIRES!
Mais je voyais cela de loin puisqu’il y avait du monde. Heureusement, Fuki (toujours dans les parrages aux bonnes soirées) m’a fait un passage dans cette nuée humaine et me laissait la possibilité de bruler la pellicule pour avoir une photo plus tard sur papier (Et oui, je tourne à l’argentique et non pas au numérique).
Après ce shoot, je trouvais So Deep, présent depuis plus d’une heure. Cela faisait plaisir de le voir car il se fait rare en soirée depuis un certain temps.
Naturellement, la petite discussion s’installait avec lui, toujours autour du son de Tony. Et pour ce dernier, j’avoue qu’il m’a un peu décontenancé : old school, House limite Cheesy, tapage, en passant par du pur Garage Style Cheersien. Son set, c’était tout cela à la fois, avec parfois des mixes très abruptes dans les enchaînements. D’ailleurs, notre discussion prenait une tournure analystique du set de Tony en rapport avec nos envies. Puisque l’on se sentait un peu trop insatisfait peut être du fait d’avoir des attentes, des envies, des apprioris. Alors forcément, il peut y avoir des déceptions car les attentes ne sont pas comblés. Ce qui était justement intéressant, c’est que la discussion avec Dj Kostia m’a appris à relativiser. On ne se rend pas toujours compte des possibilités que l’on a. Il y a des soirées soulful de qualité très régulièrement alors que d’autres doivent attendre des mois avant d’en avoir. Je crois qu’on est tout de même bien gâté en comparaison de certaines régions de province (voir l’expérience de Dj Kostia à Bordeaux).
4h45…une fois de plus, la fatigue me faisait des siennes. Je me dois de partir…..
Le « Au revoir » de départ a été étrange pour le cou : il n’y avait plus grand monde.
Jenny ,Etreange, Orel1 et Something Magic étaient parti plus tôt car une journée et une soirée avec Petit Louie des Masters At Work et Frankie Feliciano les attendaient sur Lyon, le lendemain, dans le cadre du festival des Nuits Sonores. Quand à moi, je rentrais avec l’idée que j’ai passé une bonne soirée, avec des bonnes surprises comme des moins bonnes. Au final, j’en tire un certain plaisir de voir qu’a Paris, en ce moment, il y a un très bon programme de soirées. Cela me motive de revenir dans les Cheers. Et encore merci à la direction du Djoon, pour cette programmation de folie.
LPR Full dans la vibe Garage mais en version playskool.
All day Long avec Louie Vega @ Nuits Sonore (Transbordeur) – Lyon 17/05/2007 »« The 5 Beats avec « Little » Louie Vega & Franck Roger @ Djoon – Paris 11/05/2007
LPR MASTER “REVIEW” AT WORK
Le rendez vous était prit :
Le 11 Mai, le “Little” Master Louie Vega est de retour dans la capitale et qui plus est, dans le club dédié a la club culture underground : le Djoon. Il y allie la danse des House Breakers, des clubbers passionnés et connaisseurs qui réagissent au pouvoir du dj, dans un cadre charmant, dépouillé et soft….sans fioritures.
La couleur était aussi annoncé sur le flyer, je cite : « (….)Louie Vega souhaite retrouver un lien direct et privilégié avec son public(…..) « .
Quoi de mieux que le Djoon pour cela!
Je savais que des préventes étaient mises à disposition au magasin 12 inch la semaine précédente mais étant en vacances, je n’ai pu en profiter.
Je m’assurais auprès d’Orel1 d’avoir un moyen de ne pas être refoulé ou dans une longue attente devant l’entrée. C’est pour cela que je me suis très vite décidé de venir au plus tôt, c’est à dire à 23h45. A cette heure là, je découvre très peu d’attente devant le lieu de nuit mais des travaux dans le boulevard. Il a fallu ranger la LPRtomobile aligné en bataille sur l’énorme trottoir. On se serait à un rassemblement de Kékés tuning avec toutes ces voitures alignés ainsi! RIRES!
Une fois des N’Euros en poche, je me dirige à la porte du Djoon. Il y avait deux personnes avant moi, j’échange un bonjour à Nasa’yah et à l’homme d’ébène et je rentre.
On m’a remit à la caisse, non pas un coup de tampon d’une encre difficile à enlever (avec une brosse à linge en frottant fort),mais un bracelet papier de couleurs bleutés avec notifié “THE 5 BEATS LOUIE VEGA ET FRANCK ROGER”. J’ai pu en tout cas touché quelques mots avec la caissière grâce à cette nouveauté.
La première personne que j’ai vu était l’ami Orel1, qui m’a fait un grand bonjour en souriant. Il me prévenait avec des “Cela va être énorme” et aussi des “cela va finir tard”. Il me dit que Lord J était là et me l’indiquait de la tête.
Je lui demandais : « Le grand balèze au tee shirt noir? » (en étant un peu effrayé….)
Il me répond : « Viens, on va le voir! »
Et voilà que Lord J m’était présenté grâce à Orel1. C’est une personne super abordable et passionné tout comme moi. J’ai eu l’occasion de m’en apercevoir au travers de ses phrases et de son discours durant la longue discussion que nous avons eu….normal entre passionnés et entre Udjiens!RIRES!
Il était également accompagné d’un ami à lui, c’était Dream X (malgré ma non compréhension instantanée). C’était également un passionné et membre d’Univers Dj; c’était un réel plaisir de les rencontrer. Amnaye passait devant moi et nous nous disions bonjour. Il disait également bonjour à Lord J et à Dream X mais lorsque je lui avouais qu’ils font parti eux aussi d’Universdj, un deuxième bonjour s’effectuait avec un sourire grand aux lèvres.
Pendant ce temps-ci, Franck Roger était déjà aux platines pour jouer disco et un peu de soul mais pas de House en début de soirée. Des discussions entre passionnés s’engageaient sur petit Louie, le Djoon, les maîtres de la House, les Masters At Work cher à notre coeur. Mais chaque chose en son temps, la décision de se déplacer de la mezzanine jusqu’au dancefloor était voté à l’unanimité. Lord J et Dream X se postaient en surveillance analystique du set de Franck tandis que j’allais “stepper” un peu avant que la foule massive ne me laisse plus ce loisir.
Bien évidemment, le fidèle amateur de danse et ami steppeur, Something magic était de la partie. De son sourire légendaire, il me disait Bonjour avec plaisir. Je me faisais interpeller durant mes quelques pas par une tape dans le dos de mister Fuki. J’aime beaucoup ce qu’il joue et son travail artistique qu’il soit photographique ou graphique. Je le respecte pour cela ainsi que pour sa personne. Une petite discussion s’installe et quelques révélations plus tard (il habite à côté de chez moi alors que je ne le savais même pas), je reprenais mon travail de pas en rythme sur la piste. Et Franck était passé à la House et même au Garage style, cher à Cheers!
Je suis toujours amusé de voir ces gens qui tiennent place dans les fauteuils autour des tables, me regardant d’un air ahuri ou peut être moqueur ,de me voir danser ainsi en levant les mains au ciel et chanter en fermant les yeux (le titre qui tourne bien en ce moment je ne sais toujours pas ce que c’est,pourtant j’adore,cela fait “Gotta keep rushing, rushing ruuusssshiiiinnnggg”).
Mais je ne pouvais pas éviter ces allers et retours vers les toilettes pour me rafraîchir puisqu’il faisait vraiment très chaud….surtout lorsque l’on danse ainsi! Lors de mes séances de déhanchements, j’ai entendu une remarque un peu désobligeante à mon encontre. Un petit gars passait avec des amis en indiquant une remarque qui m’étais destiné :
“Toujours le même tee shirt, toujours le même!” Et oui, on fait de la promotion pour le site ou on en fait pas.
Moi j’ai décidé de la faire à fond puisque je souhaite toujours que la famille UDj s’agrandir, qu’il soit très investi ou simple auditeur curieux. Et en plus le site était partenaire de la soirée (ainsi que de la Sweet & deep).
Mais ce tee shirt me servait également pour mon projet de rassemblement des membres d’Universdj. Et pour preuve, ce soir encore, il servait à me faire rencontrer une personne qui venait à mon abord : Licence to mix. Il était venu de Marseille pour voir Vega et lorsqu’il aperçu le tee shirt, il était est venu vers moi. J’en ai profité pour le prendre sous mon aile en lui faisant une petite présentation de la famille UDJ. Cela devait faire beaucoup pour lui, pour une première. Rires! J’ai même croisé Serious man que je n’avais pas vu depuis longtemps. Cela m’a fait super plaisir de le voir lui aussi d’ailleurs.
Je me séparais un peu de Licence to mix (enfin c’est lui qui voulait mener sa vie, hihihihi)et au détour d’un regard, j’apercevais l’ami Yass avec un serrage de main à l’appui avec coeur et respect. Frankie Feliciano était à ses côtés accompagné de sa jolie demoiselle.
C’était super sympa d’être venu faire un petit coucou alors qu’ils mixaient de l’autre côté de Paris. Un bonjour à Franck et ils s’en sont allés!
Pendant tout ce temps, Franck avait tourné son set vers son style de prédilection c’est à dire plus deep atmosphérique avec le pied en avant et des basses minimale. J’ai reconnu un de ces morceaux au passage, « The Rubycube », qui a pas mal enflammé les passionnés.
Cela commençait à devenir étouffant car il y avait beaucoup de monde et il était même difficile de circuler. Donc, j’ai élu une marche de l’escalier comme mon quartier d’observation.
De cet endroit là, je pourrais observer la soirée en évitant de me faire pousser, tout en ayant la possibilité de me reposer quelque peu. J’aurais surtout avoir une très bonne vision de la piste et de la réaction des clubbers.
Au hasard de quelques allers et venus, j’ai rencontré Jean Mark, j’ai croisé dj Matt et il y avait toute la bande des dj’s : Rork, Mandel Turner et Dylan Boy. Ce soir, c’était vraiment un grand évenement, tout le monde soutenait cette venue de Vega.Et je continuais de discuter plus longuement avec Licence to mix.
Il y a eu un temps où le son ne me plaisait pas tant que cela car Franck était passé a différents sons, parfois plus soulful et parfois plus dur. J’avais un peu l’impression qu’il comblait l’arrivée de Louie. Malgré moi, j’entendais une femme et un homme discuter derrière moi dans les escaliers. Je ne voulais pas m’en mêler, ni même écouter mais j’entendais que la fille posait pleins de questions à l’homme tout en critiquant. J’appris que l’homme était dj et qu’il avait une vision et une logique identique à la mienne, par les réponses aux questions qu’elle avait posé :
“- Est ce que ce n’est pas frustrant de rester derrières les platines et de ne pas pouvoir danser?
- Non car je prend beaucoup de plaisir en voyant les gens vibrer et crier.”
Mais si j’ose parler de cela, c’est parce que cette jeune femme avait osé critiquer gratuitement : “Tu me donnes 3 disques et je fais la même chose que lui”; « Ce n’est pas terrible ce qu’il joue ». Et lorsque Franck jouait Soulful, elle disait : “C’est de la music Lounge ça. ça bouge pas”. Et une critique sur le djoon : « C’est froid, je ne pensais pas que cela dansait dans cette endroit du 8eme, c’est pauvre, c’est pas beau et c’est pas intéressant ».
Le choc!!!!
Malgré cela, le Dj argumentait d’une façon que je connais très bien. C’est avec passion qu’il répondait aux critiques acerbes de la demoiselle. Il fréquentait le Djoon régulièrement et y aimait cette simplicité, ce retour à la danse avec des passionnés dans un lieu intime. Mais rien n’y a fait, pour convaincre cette femme. Et pourtant, elle aimait le garage. Elle racontait sa petite anecdote du commencement de son intérêt pour ce style musical.
Alors oui, je l’avoue, j’ai été choqué d’entendre de la critique non constructive, gratuitement, sans même parler en toute connaissance de cause. Avec tout cela, je ne m’étais pas rendu compte que le changement avait opéré entre Franck Roger et Louie Vega (pourtant, il y avait des tracks inédits à ma connaissance avec la voix d’Anané, la femme et “muse” de Louie, dans la veine d’Elements of life). Il était déjà 2h45 quand j’entendais les premiers cris du public (je croyais qu’il voulait faire chauffer l’arrivée de petit Louie). C’était à ce moment là qu’il y avait eu le relais entre les deux dj’s et ce n’est qu’une demi-heure plus tard, que j’m'en suis rendu compte.
Pour son début, il entamait une très bonne partie Salsa et Latino in the mix……Trop bon.
Il a bifurqué un peu plus House et a joué un remix de “Love Happiness”. Cela a commencé à chantonner mais le remix était plus tapage,un peu sombre et plus minimale. Son set suivait cette tendance par la suite. Malheureusement, je n’ai pas accroché. Cela n’a pas empêché Something magic de danser, en me confiant au passage, sa casquette “Paradise garage”acheté à New York (qu’il avait perdu, heureusement retrouvé).
Je m’installais dans un fauteuil pour me reposer les jambes fatigués ainsi que les yeux et la gorge qui piquaient à cause cette cigarette de merde.
Je croisais une personne de ma connaissance qui n’adhérait pas non plus. Il étais déçu de la prestation malgré le Dj booth sur-dimensionné pour l’occasion avec deux enceintes de retour, 3 cdj 1000, une DJR avec un filtre (apparemment personnel de Vega) et un EFX 1000…..C’est beau!
Licence to mix me rejoignait dès qu’il m’aperçoit enfoncé dans ce fauteuil moelleux. Nous profitions de cette pause pour reposer nos corps fatigués en reprenant nos longues discussions malgré cet évènement : une jeune femme dansait tout en buvant des bulles de champagne jusqu’a en vomir. et c’était ce qu’elle a fait. Elle vomissait juste devant moi, à quelques centimètres de mes pieds tout en se relevant, le sourire aux lèvres tandis que son amie lui proposait une autre coupe de champagne…..shoking again!!!
Je parlais avec Licence d’un constat de cette soirée tel un vieux qui disait « c’était mieux avant ». Pour l’explication, je fréquente le Djoon depuis plus d’1 an environ et ce n’était pas ce genre d’ambiance.
La passion, les connaisseurs, les chants en accapella ou en choeurs, la danse, les house dancers, voici le genre de population et d’ambiance qui animait les soirées du Djoon. Ce club est passé de l’underground au mainstream en une année. Le premier point, c’est la différence de fréquentation des clients du club. De passionnés et connaisseurs, il est passé par une ouverture d’esprit en accueillant des gens qui sortent comme tant d’autres clubs, de tant à autres le samedi soir pour faire la fête. En soit, cela ne pose pas de problème surtout que la qualité du plateau et des Dj’s proposés ne s’est pas réduit. Au contraire, cela en est même de la folie avec des dieux et des maîtres du genre, je ne reproche pas cela. Mais cette nouvelle clientèle, dit “grand public”, m’a fait perdre en saveur la vision du Djoon qui m’avait sublimé à ma toute première venue. Mais, il faut de tout pour faire un monde et surtout, il faut bien payer le cachet de Louie quand il vient!RIRES!
5 heures, je n’en peux plus, il faut que je rentre dormir. Dommage que je n’ai pas accroché sur son set durant ma présence. Cependant, j’ai appris le lendemain que le Louie comme j’aime est resté mixé jusqu’à 8h le matin (les vidéos et photos en plein jour en témoigne). Je laisserais le soin à Orel1 (il est resté jusqu’au bout) de compléter cette review si besoin est. Je me dirige vers la sortie à 5h15, avec un tee shirt “Elements Of life” sous le bras, acheté à la soirée. Ces derniers instants me permettent d’entendre un Master au travail, en se lachant sur les filtres.
Il mérite toujours son surnom de MASTER et sinon EL MAESTRO (vidéo de Miami) car sa sélection (même si je n’ai pas accroché) et sa technique sont vraiment hallucinantes. Il possède toujours ses grimaces et ses mimiques car il vit la music qu’il joue et c’est bien bon!
Les au revoir arrivaient juste avant le franchissement de l’encablure de la porte d’entrée/sortie. A Fuki (faut qu’on se voit, vu que l’on habite à côté), Licence to mix, My man Orel1, Jacques Olivier et P-E (les deux grands oubliés des citations de mes rencontres), Serious man (on va reparler mec), Something Magic et tous ceux que j’aurais oublié. Et puis, petit Louie, si tu reviens, je te reverrais avec grand plaisir. En espérant que tu m’offres un spectacle comme sur les vidéos des moments que j’ai loupé (même si j’ai arrêté de te vénérer comme lorsque j’étais plus jeune). Et puis, essaie de mixer plus tôt en pensant à ceux qui sont fatigués tôt dans la soirée! RIRES!!!!
Enfin, un grand merci à Franck et Lionel de Real tones pour avoir organiser cette soirée en invitant Mr Vega (même si c’était le même que la soirée avec Frankie Feliciano)au sein du Djoon, beaucoup plus intimement que dans les mégas clubs.
LPR (mode fatigue ON) qui file se coucher….même s’il n’arrive pas à récupérer (mode fatigue ON mais mode Master Review OFF).
Cheers avec Tony Humphries, Jacko, Greg Gauthier & Sven Löve @ Djoon – Paris 16/05/2007 »« Sweet & Deep avec Frankie Feliciano, Yass avec Alexandre Destrez Live Piano, Nicolas Vautier & Rachel Claudio @ Bus Palladium – Paris 11/05/2007