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Faire une soirée à Paris durant un pont peut sembler un peu périlleu surtout quand la météo est clémente de façon à vous donnez envie de quitter le béton parisien pour s’oxygéner au bord de mer durant quatres jours. Mais bon ceux qui ont préféré rester dans la capitale ont pu assister à une très bonne soirée en compagnie de deux excellents djs, Franck Roger & Dj Spinna.
Le label français Real Tone Records recevait en cette veille de jour férié une figure emblématique de la scène new yorkaise, avec un style de dj que j’apprécie énormément capable de faire le pont entre deux cultures à la fois différentes et si proches l’une de l’autre, dj producteur de talent voguant du hip hop à la house, Dj Spinna était l’invité de cette soirée The 5 Beats une nouvelle fois explosive.
C’est Franck Roger en résident de la soirée qui ouvre le bal dans un Djoon inhabituellement vide, il faut dire que contrairement à d’habitude le restaurant n’était pas ouvert avant la soirée. C’est avec des sons vocaux qu’il débute son set alors que les premiers clubbers et house dancers foulent le parquet du club. Son set évolue ensuite dans la deep plus pêchu dans l’esprit de ses dernières productions sortie récemment.
Après une première partie de soirée rhytmée par les sons de Franck Roger, Dj Spinna prend place dans le booth du Djoon sous les acclamations d’un public chaud bouillant, n’hésitant pas à reprendre en coeur quelques hymnes de la house joué par le natif de brooklyn tel qu’India, Crystal Waters… Passant très rapidement d’un titre à l’autre tout en créant des bootlegs, Spinna dégage une certaine aisance derrière son Serato, sa sélection est variée avec des passages vocales et d’autres plus deep agrémentés de classiques.
La fin de soirée sera sous le signe de la disco soul, Spinna prenant même le temps de venir danser parmi les nombreuses personnes qui sont restées jusqu’à la fin.
Orel1
Sweet & Deep avec Frankie Feliciano, Yass avec Alexandre Destrez Live Piano, Nicolas Vautier & Rachel Claudio @ Bus Palladium – Paris 11/05/2007 »« Chicago Experience avec Larry Heard & Dj Deep @ Djoon – Paris 06/04/2007


LPR MASTER FLUID REVIEW
Tout commença ce soir là, par un réveil très difficile. Evidemment, sortir d’une sieste d’avant soirée est toujours difficile.
Mais je me suis réveillé pour partir à la soirée d’un producteur que j’admire énormément, l’inventeur de la Deep House, une de mes influences majeures.
J’arrive aux alentours d’1 h devant le Djoon. Forcément en arrivant tard, on attend dans la file d’attente pour pouvoir rentrer alors que le son à l’intérieur était bon déjà : old school, acid, Chicago style. Vingt minutes plus tard, je rentre enfin à l’intérieur du club.
Je dis bonjour au passage à Jenny qui était à la caisse et je me prend un coup de tampon avec la croix du logo et le mot “Sweet”. Dj Deep était aux platines et avait l’air de s’éclater à balancer du pur son old school!!! D’autant plus qu’il avait une enceinte de retour à ses côtés.
Orel1 était posté près de Dj Deep,près du rideau de la réserve, avec à ses côtés les misters Yass et Seb d’Inner Soul.
Un petit bonjour aux protagonistes, sans pour autant rentrer dans les détails car ce coin là est devenu le coin des Dj’s : Grégory, Matt Samo, manu de 12inch (Dj Soulmate), Mandel Turner, Sven Love, Dylan Boy(l’accolyte de Bibi dans Better Days), Dj Matt, Sébatien Dhajje, Seb Kyrone……je préfèrais les laisser tranquille, ils discutaient en bande de potes et de Dj’s Pro. Je crois même avoir vu Nicolas Vautier et sa chanteuse (voir peut-être sa femme ou la mienne, que sais-je?) Rachel Claudio. Orel1 pourra confirmer leur présence, même s’ils ne sont pas restés longtemps.
Le Djoon était assez rempli et il y régnait une ambiance toujours aussi étrange depuis un certain temps, comme dans le clip d’ I AM “le mia” car des cercles se formaient et des concours de danses s’improvisaient.
En tout cas, il y avait du niveau y compris chez les femmes. Même si ce n’est pas mon truc de rester accolé autour du cercle, je préfère danser dans mon coin. Sauf que je ne peux plus danser lorsque la place manque.
C’est peut être aussi ce qu’a dû faire Something magic, vu que pour ce coup, je l’ai croisé alors qu’il ne travaillait que peu ses steps.
Orel1 m’a raconté le début de la soirée, à savoir un Dj Deep qui mixait déjà Chicago old school et acid. Apparement, la soirée est montée d’un seul coup lorsque Dj Deep a mixer des classics de Chicago.
On se serait crû dans mon mix concept “TRIBUTE TO THE SOUND OF CHICAGO” à base de House master boys “House nation” ou encore Joe Smooth “Promised land”. Un concentré de tous ces classics que tout le monde aime et chante alors que cela a plus de 20 ans et fait toujours remuer le derrière.
Après des pas de danse, des cris de plaisirs et des lignes de chants entamés en même temps que le disque joué, je parlais avec Etreange, l’organisateur des Sweet & Deep ainsi que de celle de ce soir. Il m’indiquait que Larry Heard prendrait les platines d’ici quelques minutes.
A 2heures, Larry met en place son set et ses premiers disques. Ces derniers viennent dans la lignée de ce que sait faire Larry quand il produit :
De la Deep House, planante, lancinante et vocale qui fait remonter les poils sur les bras et vibrer mon coeur.
Car en plus de cela, là où j’admire particulièrement Larry Heard, c’est sa façon de mixer : super fluide.
On se surprend à ne même pas pouvoir entendre la transition des disques, tellement la sélection du Master est très bien faite et mixer tout en douceur. Comme dirait Dj Zeus, »c’est tout doux ».
Puis, il est partit House de Chicago, old school à fond,dark, acid et tapage mais surtout dansante à souhait.
Il a fait plusieurs transitions comme celle de passer de l’acid House à du son typique de Chicago et à des choses plus deep. Même si pour cette dernière catégorie, certains n’ont pas accrochés tel Seb Kyrone (il apprécie plus la disco et funky House forcément cela change).
Mais il faut croire que le son trituré de Chicago fonctionne toujours aussi bien, même avec les années.
Une heure plus tard, il joue un morceau un peu plus Afro puis un plus dancefloor avec le Jill Scott “He loves me”.
Cela devient très vocal et arrive vers les contrées Cheersienne à un certain moment avec du garage. Jacques-Olivier arrivait à ce moment là de la soirée et c’était avec plaisir que je lui serrais la main avec un sourire en guise de bonjour.
J’étais vraiment fatigué et plus trop l’envie de danser avec tout ce monde. Alors, je me suis assis sur un des fauteuils, à taper du pied et à remuer la tête. Les deux Seb (Tyrone et Dhajje) m’ont vu ainsi et m’ont charié. Ces deux là, je les aime bien, ils me sont sympathiques!!!!RIRES!!!!
Je n’en pouvais plus, je commençais à me dire qu’il fallait que je rentre, même s’il n’était que 4 heures et que j’étais avec ma LPR tomobile.
Je commençais à prendre le chemin du retour tout en constatant une fois de plus que le Djoon changeait. Un couple qui dansait en s’excitant on se serait crû au Queen), un début de bagarre au sein même des Housebreakers (seulement à un moment donné) mais heureusement calmé et séparé avant même le drame.
Je suis pacifiste et je suis satisfait de ne pas avoir vu de violence.
Pour contrebalancer ces mauvaises notes, j’entendais dans la file d’attente à l’entrée, un jeune homme qui vantait les mérites du Djoon. Il indiquait à la femme qui l’accompagnait, tout le bien qu’il pensait du club par son cadre intimiste à l’esprit New Yorkais au visuel de danseurs tournoyants et d’un putain de sound system. Cela fait plaisir d’entendre un enthousiasme pareil surtout en le faisant découvrir à d’autres.
Avant de filer, je voulais féliciter Etreange pour la qualité de la soirée et du set de Larry (il m’avait prévenu à son retour de Miami, le genre de set que Larry pouvait faire). Cependant, il était en pleine conversation avec Sebastien Dhajje. Alors pour ne pas le déranger, je finissais la soirée avec un brin de causette auprès de Jacques Olivier accoudé au bar. J’ai attendu quelque peu mais je me suis dis que j’aurais l’occasion de le féliciter ultérieurement. Et c’est sur le tournant du set de Larry vers de la disco et de la funk que mes pas s’en allaient au loin de ce club Parisien.
LARRY HEARD,YOU ARE IN MY HEART! I LOVE YOUR MUSIC & I HAVE MORE MORE RESPECT FOR YOUR MUSIC & YOU!
LPR respectueux du maître de la Deep House des origines malgré la fatigue envahissante.
The 5 Beats avec Dj Spinna & Franck Roger @ Djoon – Paris 30/04/2007 »« The 5 Beats avec Osunlade, Âme (Frank Wiedemann) & Franck Roger @ Djoon – Paris 31/03/2007